TOGOCOM/Après la dernière sanction de l’ARCEP : le syndicat sort du silence et blâme la direction

La privatisation du groupe TOGOCOM (TOGOTELECOM et TOGOCEL) apparaît comme l’une des plus grosses arnaques au Togo. Entre envies cupides, intérêts mafieux et réseaux opaques, certains s’empressent de céder ce secteur stratégique d’un pays aux expatriés. Diverses mises en garde de certains médias et personnes de l’époque, demandant aux autorités de ne pas transférer ce patrimoine aux étrangers, n’ont pas arrêté ceux qui ont secrètement décidé d’entrer dans cette juteuse industrie par procuration.

Depuis que le Groupe TOGOCOM est tombé aux mains du peuple malgache par le biais d’une opération plutôt secrète, la promesse des propriétaires d’AXIAN GROUP, qui détient 51% du capital du Groupe TOGOCOM, n’a pas été tenue depuis près de trois ans ou plus. l’investissement n’a pas été réalisé , et plus grave, la détérioration d’internet a suscité l’indignation des consommateurs. Difficile aujourd’hui de vraiment comprendre les financements extérieurs que le PDG HASSANEIN HIRIDJEE a injectés dans le groupe TOGOCOM, les dirigeants du groupe se sont plutôt tournés vers les banques locales pour se financer. Curieux, n’est-ce pas ? Dans un pays très sûr dans la savane, où les attaques de groupes terroristes sont courantes, de mauvais réseaux de communication peuvent mettre le pays en danger. Et c’est exactement ce à quoi les autorités togolaises ont été confrontées dans la dernière période. Ce n’est qu’à partir de là que nous commençons à prendre conscience de la gravité de la situation. Cependant, il y a beaucoup de discussions à ce sujet dans les médias, tout comme les consommateurs.

L’ARCEP succède désormais au groupe TOGOCOM. Le syndicat des travailleurs de TOGOCOM n’a pas non plus décollé après que les récentes sanctions aient coûté au groupe plus de 3,5 milliards de francs CFA.

Erreur du département du commerce sur l’origine des premières sanctions

Le syndicat des travailleurs TOGOCOM a écrit à la direction générale du groupe après les dernières sanctions de l’ARCEP. La lettre, datée du 22 juillet 2022, dont la rédaction a obtenu copie, met en lumière le laxisme, le manque de vision, l’insouciance et le refus d’investissement de la direction générale malgré les différentes grèves et arrestations par le syndicat. Sur une période de dix-huit (18) mois, le TOGOCOM doit verser un total de 3,5 milliards de francs CFA pour payer des pénalités pour non-respect de ses engagements contractuels.

« Aux termes de la décision n° 2022-006/ARCEP/CD/22 du 24 juin 2022, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a prononcé des sanctions à l’encontre de TOGO CELLULAIRE, Groupe TOGOCOM, pour son article 31. Cette sanction fait suite à la première sanction par la même autorité dans la décision n° 2021-001/ARCEP/CD/ du 19 février 2021. En tout, sur une période de dix-huit (18) mois, le TOGOCOM paiera plus de 3,5 milliards de francs CFA pour non-conformité avec des engagements contractuels : refus d’obtempérer et manquement à la qualité du service rendu”, ok – lit-on dans la lettre. Pour la première sanction, le syndicat a mis en cause la direction générale, dont les responsables ont non seulement fait preuve d’une incompétence notoire, mais ont également été protégés par la direction générale : « La première sanction contre le groupe TOGOCOM pour avoir dépensé plus d’1 milliard de francs CFA, ce sont les fautes du groupe Commerce. Souvent, pour éviter que ces pénalités n’aient un impact sur les états financiers au moment du bilan, nous aurions dû travailler avec diligence pour commercialiser nos produits et services afin de compenser cette perte, mais malheureusement, la croissance ne s’est pas produite. Le contrat du directeur commercial du groupe a été renouvelé en couleurs vives. Les travailleurs étaient jusqu’ici découragés au travail car ils estimaient que le top management ne prenait pas de mesures stratégiques pour relancer les ventes. Les ventes ont tendance à augmenter ces dernières années depuis deux ans. Il faut avouer que la mise à jour de l’équipe commerciale de l’actuel directeur général n’a pas produit les résultats escomptés, l’objectif d’embauches multiples censées renforcer et motiver l’équipe existante n’ayant pas été commercialisé, mais n’ayant fait qu’augmenter le salaire. , Pas bon pour le chiffre d’affaires”, a souligné le syndicat. Autrement dit, dans cette case, il n’y a pas d’obligation de résultat. Les premiers managers du groupe ont payé de nombreux incompétents, et leurs contrats ont été renouvelés, même sans résultats. Seuls le népotisme, le favoritisme et même le vol de boîtes peuvent justifier cette attitude.

Manque d’investissement et sanctions de qualité

Toujours dans la lettre à la direction générale, le syndicat souligne que les motifs de la deuxième sanction étaient liés à un service défectueux et médiocre, ce qui ne serait jamais arrivé si les nouveaux maîtres qui dirigeaient le groupe dans les territoires conquis avaient été prudents. le personnel. “La deuxième sanction sur la qualité de service est une sanction qui n’aurait jamais dû arriver au groupe TOGOCOM, uniquement à cause de toutes les lettres et revendications de l’OST (syndicat des travailleurs) depuis 2020, la qualifiant d’inconvénient. En effet, l’OST a : En novembre 2020 et décembre 2020, la qualité de service a été mise en avant, mais rien n’a été fait. Dans l’accord entre l’OST et la TOGOCOM du 25 février 2021, les dispositions pour remédier aux carences ont été convenues. Cependant, la TOGOCOM n’a rien fait. En divers avis de grève en novembre et décembre 2021 dans divers OST, amélioration de la qualité de service, mais toujours rien fait. Les délégués ont mis en place une formation sur la qualité de service et la qualité de l’expérience, pour mobiliser le personnel face à cette catastrophe. TOGOCOM a refusé de financer des programmes de formation sans raison Mais aujourd’hui, les raisons de ce refus sont dévoilées.»

Outre le fait que la direction générale fait la sourde oreille que le syndicat évoque dans ce passage, d’autres soucis sont venus aggraver la situation : « Concernant le réseau mobile, l’indisponibilité est due à de mauvaises stratégies de gestion dans la gestion des sites GSM. , ces sites fonctionnent sur une seule source d’énergie (groupes électrogènes), alors que l’entreprise est obligée de maintenir la continuité du service mobile. Le manque de pièces de rechange pour la maintenance curative aggrave la situation. C’est pourquoi l’OST réitère constamment d’une part la fourniture de pièces de rechange pour les entrepôts, d’autre part l’exigence de mise à jour des équipements pour assurer la stabilité énergétique des sites GSM, comme la proposition d’énergie redondante pour chaque site à partir des bancs d’école.Sur les composants fixes, il n’est pas possible pour les clients FTTH de répercuter leur liaison Appels depuis les fixes car TOGOCOM refuse de trouver une solution adaptée pour y pallier, ce qui ne manque pas.Si l’ARCEP parvient à résoudre ce problème, TOGOCOM sera à nouveau accusé de service non conforme d’une part, et d’autre part sera accusé Pour mémoire, rappelons qu’avant l’actuel directeur général, TOGOCOM n’était jamais pénalisé et était leader aussi bien en mobile qu’en FTTH (2019 : TOGOTELECOM, n°1 en nombre de clients ; 2020 : TOGOTELECOM n°1 en nombre de clients ; 1 One ; 2019 : GVA First).A ce rythme, TOGOCOM pourrait perdre son statut de premier opérateur de services électroniques qui lui est accordé par l’Etat ».

La dernière section de cette lettre fournit des informations sur la santé du Groupe TOGOCOM. Vision management d’une si grosse structure par des pseudo-investisseurs plus soucieux de racler les fonds disponibles que d’investir dans des infrastructures visant à améliorer la qualité de service. Il est aussi curieux qu’à travers l’OST, les salariés se soucient plus de la qualité des prestations du groupe que les premiers managers eux-mêmes. Il faut dire haut et fort que l’arnaque servie par TOGOCOM Group est avérée. Nous vous proposons un abonnement internet de 25 000 FCFA par mois avec 25 mégabits et 2 heures de communication gratuites par mois sur les lignes fixes. Non seulement le client n’a pas reçu 25 mégaoctets, parfois moins de 10, mais la ligne fixe n’a jamais été utilisée. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune explication à cette arnaque. Il en va de même pour les autres offres et les publicités mensongères.

Si OST sort du silence et donne l’alerte, la situation est grave. Lors de la cérémonie de signature approuvant la cession à Madagascar, AXIAN GROUP et Emerging Capital Partners ECP vont investir 160 milliards de francs CFA (245 millions d’euros) dans sept sociétés. (7) a révolutionné l’industrie numérique au Togo dans les années suivantes. Il suffit que le ministre de l’Economie et des Finances et ses collègues de la Poste et de l’Economie numérique rivalisent de rhétorique médiatique pour faire passer cette honteuse privatisation pour un exploit. Trois ans plus tard, où en sont les milliards de dollars d’investissements annoncés en grande pompe par le nouveau patron du groupe TOGOCOM ? Rappelons que le malgache ne détient que 51% du groupe, alors que l’Etat togolais en détient 49%.

Source : presse-alternative.info

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