Taux d’intérêt, gaz naturel, récession… le marché sera prudent, à plus tôt

Le Cac 40 signera-t-il le meilleur été de l’histoire ? Une partie de la réponse se trouve dans le discours de Jerome Powell du vendredi après-midi. Pour l’instant, il est en hausse de 7,4% depuis le 30 juin, dont trois dernières séances assez modérées. Une demi-heure avant l’ouverture, les contrats à terme ont chuté de 17 points.

75 points de base ?

À partir de jeudi, le président de la Réserve fédérale se joindra aux autres gros producteurs d’argent de la planète pour un symposium annuel à Jackson Hole, Wyoming. La plus grande économie du monde montre peu de signes de récession à ce stade : la consommation reste forte, les ventes au détail en juillet ont dépassé les attentes et le géant de la distribution Walmart a récemment annoncé de solides ventes ; le marché du travail est dynamique, avec un taux de chômage de seulement 3,5 %. Mais dans le même temps, l’inflation, au cœur du mandat de la Fed, a continué de grimper, atteignant 8,5% en glissement annuel en juillet, tandis que la croissance des salaires de 5,2% était bien plus élevée et que l’estimation de Goldman de 3,5% était nécessaire pour ramener l’inflation retour à la cible. Les commentaires d’autres membres de la Fed ont laissé croire que Jerome Powell confirmera que l’agence veut briser les pressions inflationnistes, ce qui rend nécessaire de continuer à relever les taux d’intérêt directeurs pendant un certain temps.

La hausse des taux de 75 pb (3%-3,25%) en septembre s’est accélérée ces derniers jours.Selon les instruments CME basés sur les contrats à terme fonds fédéraux, la probabilité est de 50,5 %, contre 47,5 % en début de semaine. Le rendement des obligations à 10 ans est resté au-dessus du seuil de 3% qu’il a franchi lundi pour la première fois en un mois. En attendant ce rendez-vous important, les investisseurs suivront l’évolution des commandes de biens durables en juillet à 14h30, suivies des engagements de ventes de maisons et enfin des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis.Ce dernier sera plus suivi car saison de conduitela « migration » traditionnelle des vacanciers américains est plus faible que d’habitude.

rhin sec

En Europe, les prix de l’énergie suscitent également des inquiétudes. Ceux pour le pétrole et le gaz. Cette dernière continue de grimper à l’approche de l’hiver. Après avoir culminé à près de 300 dollars lundi, le MWh de gaz destiné à Rotterdam s’échangeait à 269 dollars. Son homologue britannique a également bondi, atteignant 567,98 pence par chaleur, une unité thermique, lundi. De tels prix n’ont pas été enregistrés depuis que la Russie a envahi l’Ukraine. Moscou, par l’intermédiaire du géant gazier Gazprom, a continué d’agiter le chiffon rouge qui fermait les robinets. Les livraisons via le gazoduc Nord Stream 1 seront interrompues pendant 3 jours de fin août à début septembre pour “maintenance”, mais le marché craint qu’elles ne reprennent pas. En plus de cela, il y a deux autres questions : une éventuelle grève russe le 24 août, jour de l’indépendance de l’Ukraine, et une autre question de savoir si la production en Europe est souhaitable. ” Le Rhin est la principale voie navigable pour le transport de marchandises en Europe et certaines zones sont fermées à la circulation en raison des faibles niveaux d’eau. Alors, vu le coût élevé de l’énergie et des transports, les entreprises se sont demandées s’il valait encore la peine de produire sur le Continent. César Perez Ruiz, Head of Investments et Chief Information Officer chez Pictet WM.

Tout cela sème la confusion et rend chaque jour plus crédible le scénario d’une récession européenne. La lecture composite du PMI de mardi était lamentable à 49,2 pour la première fois après 49,9 en juillet. Il s’agit du record le plus bas depuis février 2021. ” Les problèmes des économies française et allemande s’accumulent.La demande chute en raison d’un mélange néfaste d’inflation lente, de hausse des taux d’intérêt et de problèmes de sécurité énergétique Résume Susannah Streeter dans Hargreaves Landsdown. Sur le marché des changes, l’EUR/USD reste plafonné en dessous de 0.9952.

Sur le plan commercial, JPMorgan fait des mouvements sur les actions automobiles : relève son objectif de cours à 25 euros contre 22 euros ValéoDe 18 euros à 20 euros Bioplastiques Et abaissé l’objectif de 27,50 euros à 23,50 euros michelin.


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