Taux d’intérêt, essence, récession… Les actions restent serrées, l’actualité des marchés

Le Cac 40 signera-t-il le meilleur été de l’histoire ? Une partie de la réponse se trouve dans la présentation de Jerome Powell vendredi après-midi au Jackson Hole Symposium. Actuellement, il a gagné 7% depuis le 30 juin, incluant les trois dernières séances plutôt moroses et une matinée de même. Le Cac 40 progressait de 0,4% jeudi à 6 332,78.

Le président de la Réserve fédérale (Fed) se joindra à d’autres gros faiseurs d’argent de la planète pour cet important rendez-vous annuel dans le Wyoming. A ce stade, la première économie mondiale montre peu de signes de récession : la consommation reste forte et le marché du travail dynamique. Mais dans le même temps, l’inflation, au cœur du mandat de la Fed, a continué de grimper, atteignant 8,5 % en juillet par rapport à l’année précédente, tandis que les salaires ont augmenté de 5,2 %, bien au-dessus de l’estimation de Goldman de 3,5 %. Il est nécessaire de ramener l’inflation à la cible. Les commentaires d’autres membres de la Fed ont laissé croire que Jerome Powell confirmera que l’agence veut briser les pressions inflationnistes, ce qui rend nécessaire de continuer à relever les taux d’intérêt directeurs pendant un certain temps.

50 ou 75 points de base ?

La hausse des taux de 75 pb (3%-3,25%) en septembre s’est accélérée ces derniers jours.Selon les instruments CME basés sur les contrats à terme fonds fédéraux, la probabilité reste supérieure à 50 %. Le rendement des obligations à 10 ans est resté au-dessus du seuil de 3% qu’il a franchi lundi pour la première fois en un mois. En attendant ce rendez-vous important, les investisseurs suivront l’évolution des commandes de biens durables en juillet à 14h30, suivies des engagements de ventes de maisons et enfin des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis.Ce dernier sera plus suivi car saison de conduitela « migration » traditionnelle des vacanciers américains est plus faible que d’habitude.

En Europe, les prix de l’énergie suscitent également des inquiétudes. Ceux du pétrole, en particulier du gaz naturel. Cette dernière continue de grimper à l’approche de l’hiver. Après avoir culminé à près de 300 dollars lundi, le MWh de gaz destiné à Rotterdam s’échangeait à 274 dollars. Du jamais vu depuis que la Russie a envahi l’Ukraine. Moscou, par l’intermédiaire du géant gazier Gazprom, a continué d’agiter le chiffon rouge qui fermait les robinets. Les livraisons via le gazoduc Nord Stream 1 seront interrompues pendant 3 jours de fin août à début septembre pour “maintenance”, mais le marché craint qu’elles ne reprennent pas. En plus de cela, il y a deux autres questions : une éventuelle grève russe le 24 août, jour de l’indépendance de l’Ukraine, et une autre question de savoir si la production en Europe est souhaitable. ” Le Rhin est la principale voie navigable pour le transport de marchandises en Europe et certaines zones sont fermées à la circulation en raison des faibles niveaux d’eau. Alors, vu le coût élevé de l’énergie et des transports, les entreprises se sont demandées s’il valait encore la peine de produire sur le Continent. César Perez Ruiz, Head of Investments et Chief Information Officer chez Pictet WM. Tout cela a semé la confusion sur fond de détérioration des indicateurs clés et de scénarios chaque jour plus crédibles de la récession européenne.

Barclays booste Vallourec

Du côté des entreprises, Vallourec une augmentation de plus de 5 %. Barclays a relevé la “pondération en ligne” du titre d’équipementier de l’industrie pétrolière à “surpondérer” avec un objectif de 17 euros. L’action a également bénéficié d’une bonne performance du pétrole, avec un brut Brent au-dessus de 100 $ et l’OPEP+ envisageant des réductions de production en cas d’accord imminent sur le nucléaire iranien.

OVH Une perte de 4,9 %. Le vice-président exécutif et directeur financier du groupe d’experts cloud quittera l’entreprise fin octobre. Le processus de recrutement est en cours.


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