Stratégie « anti-gaspillage » au cœur du Val de Loire

En cette rentrée académique marquée par une crise énergétique, le Centre Val de Loire intensifie ses mesures de sobriété énergétique. A Bourges par exemple, dans le Cher, depuis la rentrée 2021, l’extinction des feux de minuit à 5 heures du matin dans 70% de la ville sera prolongée à partir d’octobre en conséquence. ” Après la première année de test, nous visons à réduire l’éclairage dans 90 % de nos quartiers, y compris le centre-villea assuré le maire PS de Bourges, Yann Galut. Nous venons d’acquérir un logiciel de pilotage à distance de toutes les armoires électriques pour 50 000 euros “. L’investissement devrait être amorti dès le premier exercice. En principe, il contribuera à réduire la facture d’électricité de la ville de 350 000 à 400 000 euros en 2023. Avec l’augmentation prévue des coûts de plus de 2 millions d’euros des dépenses énergétiques cette année , Bourges a également réduit sa consommation d’eau de 1 degré depuis juin Bassin de son principal centre nautique Le département du Cher travaille également sur un système de recyclage de l’eau pour limiter sa consommation.

Face à la même sécheresse record, Tours a pris la première mesure symbolique. Depuis mars 2020, la ville, dirigée par un maire écologiste, a retardé d’un mois le remplissage de sa piscine principale, Gilbert Bozon. Emmanuel Denis a assuré que des mesures de refroidissement similaires devraient être mises en place rapidement en septembre. Le Premier Magistrat étudie également la possibilité de réduire l’éclairage des rues et des bâtiments publics. ” Service réduit à certains endroitsil expliqua, Mais nous avons le travail à faire et la sécurité à protéger Tours n’est cependant pas aussi flexible que Bourges, mais sa facture énergétique va presque doubler en 2023. Ces chiffres donnent le tournis aux finances de la ville qui passeront de 7 millions d’euros en 2021 à près de 1 300 euros l’an prochain 10 000 euros. , comme dans le Berry, il est prévu que le prochain budget communal augmente la taxe locale.En deuxième année d’autorisation de la commune environnementale de Tours, la taxe a déjà augmenté de 15%

réaménager l’hémicycle du quartier

Avec le lancement de la COP Climat en 2020, la région Centre Val de Loire est la première région de France à se doter d’un levier d’action de ce type, heureuse d’avoir du nez à l’heure où l’énergie sobre a le vent en poupe. Un contrat de performance énergétique avec Engie en 2010 pour un montant total de 80 millions d’euros a permis la rénovation de 19 des 62 lycées gérés par la collectivité en dix ans.

Travaux d’isolation et installation de chauffage à la biomasse et de panneaux photovoltaïques pour assurer l’autonomie de l’installation, réduisant la consommation de 15%a assuré Alexandre Tinseau, directeur de cabinet du président de la région. La deuxième phase, qui intègre le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) d’Orléans, a débuté il y a deux ans et s’achèvera en 2035. “.

Poursuivant son objectif de réduire de 40 % l’empreinte carbone de son parc immobilier d’ici 2030, la région Centre Val Loire vient également de lancer un projet phare : la rénovation énergétique de ses propres semi-vélos. Les travaux, d’une durée d’environ un an, visent à remplacer systématiquement les anciens convecteurs de chauffage et d’éclairage et à installer des appareils à moindre consommation d’énergie. Enfin, les flottes des collectivités territoriales seront entièrement électriques ou hybrides d’ici deux ans.

Si Bourges et Tours ont été contraintes de réagir dans l’urgence à la hausse rapide des prix de l’énergie depuis plusieurs mois, leurs deux maires de gauche, élus il y a deux ans, ont également initié des politiques ambitieuses de rénovation énergétique des écoles. sont à la fois d’importants vecteurs d’émissions de gaz à effet de serre et des centres de coûts qui représentent 20 à 30 % des factures globales des consommateurs. La ville du Berry a lancé la construction du site au début du mandat de Yann Galut et prévoit d’investir 40 millions d’euros sur 10 ans pour bien ségréguer ses 40 écoles. Le Palais d’Or, qui accueille le concert “Bourges Printemps”, troisième rendez-vous musical de la région, est aussi une passoire énergétique. La mairie envisage de détruire et de reconstruire l’ensemble de plusieurs hectares de bâtiments du centre-ville suite au lancement du bilan énergétique des bâtiments communaux en 2021. La commune de Touraine s’est engagée à mettre en place un dispositif similaire pour ses 60 écoles. Elle a prévu un investissement de 140 millions d’euros, qui impliquera la destruction de 10 écoles de type Pailleron sur l’ensemble du parc scolaire. Au prix d’un mégaplan pluriannuel de 450 millions d’euros sur 12 ans, Tours s’est fixé un objectif de réduction des consommations d’énergie de 30 % à moyen terme.