Récession ou pas récession ? – Flashs boursiers Bonhôte

La Fed a relevé ses taux de 75 points de base supplémentaires. Techniquement, l’économie américaine est entrée en récession.

La hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) de 75 points de base supplémentaires n’a pas déstabilisé le marché. Alors que la hausse était largement attendue, les propos de son président, Jerome Powell, ont été interprétés positivement, et peut-être même un peu exagérés. Le président de la Fed a précisé qu’il serait approprié de ralentir le rythme des hausses de taux pour évaluer l’impact de ces hausses sur l’économie et l’inflation. Le marché obligataire a réagi de manière agressive et les taux d’intérêt à long terme ont de nouveau fortement chuté. Certains ont vu dans ces commentaires que les taux directeurs pourraient baisser dès le début de 2023, mais plusieurs membres de la Fed ont démenti. Cela suggère qu’il reste encore un long chemin à parcourir pour réduire l’inflation. Ces attentes du marché semblent également trop optimistes. Certes, l’inflation baissera par effet de base, mais pas aussi rapidement qu’anticipé.

Après la conclusion d’un accord entre la Russie et l’Ukraine, les prix du blé sont revenus aux niveaux d’avant-guerre et les prix de l’essence ont commencé à s’ajuster. Comme le prix du baril de pétrole, qui est désormais inférieur à 100 dollars en Europe et 89 dollars aux États-Unis. La raison de la chute des prix du pétrole est que l’économie américaine est techniquement entrée en récession, ce qui aura un impact négatif sur la demande. Cependant, la baisse de l’inflation sera progressive et la Fed devra attendre la confirmation des résultats obtenus avant de revenir à son focus d’avant-crise qui était et sera encore un soutien à la croissance. La Fed ne baissera pas ses taux avant au moins le second semestre 2023.

L’économie américaine entre officiellement dans une récession qui reste à confirmer. En effet, malgré les deux contractions consécutives du PIB de l’économie, c’est un comité de huit économistes qui a vérifié le statut officiel d’une « récession ». Ces experts tiennent compte d’autres facteurs pour vérifier l’état de l’économie, tels que l’investissement, les niveaux de salaire et le chômage. Sur ce dernier point, il est clair que le marché du travail américain est toujours très solide, comme en témoignent à nouveau les données sur la masse salariale de vendredi, qui ont ajouté 528 000 emplois en juillet, soit le double des attentes.

Il n’est donc pas déraisonnable de supposer que l’économie américaine n’est pas en récession avec de tels chiffres. La validation « technique » du terme « récession » (ou non) reste secondaire. L’histoire nous dit que le marché boursier se comporte très différemment dans les six mois avant et pendant une récession. L’indice est en hausse d’environ 50 % du temps.

L’essentiel en quelques mots

Les résultats de la BNS dans le rouge

Les chiffres de la Banque nationale suisse sont devenus rouge vif, sur la base des résultats du premier semestre 2022. En fait, l’agence a perdu 95,2 milliards de francs suisses après avoir réalisé un bénéfice de 48 milliards de dollars l’année dernière, menaçant ce que les cantons paient pour elle cette année.

Dans une lutte contre le prix élevé du franc suisse, en particulier contre les devises de son principal partenaire commercial, l’Europe, et des politiques strictes de stabilité des prix, les réserves de change de la Banque nationale suisse ont continué d’augmenter, poussant finalement la BNS à la hausse. Des bilans dans des proportions inédites. Le solde est de 1,3 fois le PIB de la Suisse, tandis que les États-Unis et l’Europe atteignent respectivement 0,4 et 0,6 fois le PIB.

Une exposition élevée aux devises s’est avérée perturbatrice pour les résultats du premier semestre 2022 et a coûté à la Banque nationale plus de 97 milliards de francs, tandis que les revenus d’intérêts et de dividendes s’élevaient à environ 5 milliards. La perte a été compensée par une position en francs qui a généré un bénéfice de 35 millions de dollars et des stocks d’or qui ont ajouté 2,4 milliards de francs au panier.

Dans son communiqué, l’agence a rappelé que ses résultats dépendaient essentiellement de l’évolution des marchés des changes, des capitaux et de l’or, avec des fluctuations sauvages difficilement prévisibles, rendant impossible toute prévision pour l’exercice en cours.

Selon les analystes d’UBS, si les pertes dépassent 93 milliards de dollars, les cantons ne pourront pas voir leurs versements annuels de la BNS.

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