Pas de récession en 2023, mais l’économie française « ralentit nettement », selon la Banque de France

Le patron de la Banque de France n’est pas très optimiste quant aux perspectives économiques pour l’année prochaine. Interrogé sur la probabilité d’une récession en Europe en 2023, François Villeroy de Garau a estimé : Pas en 2022, très clairement. Pour 2023, rien n’est à exclure dans la période de grande incertitude que nous traversons, mais nous anticipons un net ralentissement en France plutôt qu’une récession. »dans une interview accordée à un quotidien local ouest de la franceSelon lui, la croissance en France devrait être légèrement positif » Au troisième trimestre, il devrait être d’au moins 2,3 %, ce qui correspond à la prévision de la Banque de France publiée en juin.En outre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) français est revenue à 0,5 % Confirmer l’INSEE Mercredi, il est tombé à -0,2% après avoir hésité au premier trimestre.

Le resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne pourrait conduire à une récession. Cette dernière a déjà resserré ses taux de 50 points de base en juillet et l’incertitude demeure quant au ton de la prochaine hausse des taux en septembre. Une décision devrait être prise lors de la prochaine réunion de l’Agence monétaire le 8 septembre.

50 ou 75 points de base

Plusieurs présidents de la BCE défendent la possibilité de remonter les taux à 75 points de base, à commencer par Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE. Les perspectives d’inflation pour la zone euro (19 pays avec une seule monnaie) continuent de s’assombrir. Les prix y ont augmenté de 9,1% en août, selon des estimations préliminaires publiées mercredi par Eurostat. Isabel Schnabel prouve que les banques centrales doivent agir “détermination” pour lutter contre l’inflation.Devant de “Voie de prudence”le responsable du change est “détermination” qui comprend “Une réponse plus robuste à la flambée actuelle de l’inflation”a-t-elle plaidé samedi dernier lors de la conférence de Jackson Hole aux États-Unis“Si les banques centrales sous-estiment la persistance de l’inflation – comme la plupart d’entre nous l’ont fait au cours de la dernière année et demie – et tardent à ajuster leur politique en conséquence, les coûts pourraient être considérables”elle a ajouté.

L’inflation culminera en 2023, selon Elisabeth Borne

À propos de France“l’inflation s’est propagée à d’autres secteurs de l’économie, y compris les services”, a estimé François Villeroy de Garau. ” C’est la preuve de notre mobilisation”, il expliqua. Si l’inflation en Europe est proche des deux chiffres, la France est l’une des plus modérées. Après avoir atteint un record sur plus d’un an de 6,1 % en juillet, son plus haut niveau depuis juillet 1985, le mois d’août a ralenti à 5,8 % en plus d’un an, selon des données provisoires publiées par l’Insee mercredi 31 août. Quel plaisir, ce jeudi, Elizabeth Byrne. Selon le Premier ministre, “C’est une assez bonne nouvelle que nous ayons eu une inflation plus faible le mois dernier, mais nous pensons que nous devrions dépasser le pic d’inflation en 2023 plutôt qu’en 2023”, Elle a déclaré à l’Inter France.

Cependant, le ralentissement de l’inflation doit se confirmer dans les mois à venir, d’autant plus que la hausse des prix est tirée par des facteurs externes : d’une part, une forte reprise de l’activité économique à la sortie de la crise sanitaire, et, d’autre part , la guerre en Ukraine, ce qui rend C’est très volatil.

Sans compter que les bons résultats sur l’inflation s’expliquent aussi par les nombreuses mesures prises par le gouvernement pour protéger le pouvoir d’achat des Français. Mais pour François Villeroy de Galhau, « jeIl ne peut y avoir de “tout ce qu’il faut””, évoquant le soutien massif à l’économie, notamment aux entreprises, pendant la crise sanitaire. “ Chacun de nous doit faire sa part pour protéger les plus démunis de nos concitoyens.a estimé le président de la Banque de France.