McKinsey continue d’obtenir des financements publics de Macron

Nouveau rebondissement dans l’histoire de McKinsey : la société américaine mise en examen pour “blanchiment aggravé et fraude fiscale” a été sélectionnée avec 15 autres cabinets de conseil pour un marché public d’un montant total de 375 millions de dollars. L’État n’a pas limité le recours aux cabinets de conseil, mais a continué à leur fournir des fonds publics. notre article.

McKinsey : L’entreprise qui nous a coûté des millions

En mars 2022, la commission d’enquête du Sénat, dirigée par Eliane Assassi (PCF) et Arnaud Bazin (LR), révélait l’ampleur du recours aux conseils privés par les organismes publics : au moins 2,4 milliards d’euros de fonds publics leur ont été versés. Les quatre premières années du premier quinquennat de Macron, dont 1 milliard d’euros rien qu’en 2021.

Montant considérable pour les tâches avec des résultats limités ou inexistants. McKinsey a reçu 4 millions d’euros pour conseiller au gouvernement de baisser l’APL de 5 euros par foyer. La même entreprise a reçu 497 800 € pour réfléchir à l’évolution du secteur de l’enseignement afin d’organiser un atelier… annulé en raison de la pandémie !

McKinsey sombre alors dans le chaos : le directeur adjoint de la branche française de McKinsey est accusé d’avoir prêté serment au Sénat, tandis que le modèle fiscal des multinationales est qualifié par le rapporteur d’enquête de la commission de « caricature d’optimisation fiscale ». La défense par Macron de McKinsey & Company, qu’il a engagé pendant sa campagne présidentielle, a démontré son ignorance des capacités de la nation. Enfin, la société américaine, chérie du président, est mise en examen pour “blanchiment d’argent aggravant la fraude fiscale”.

McKinsey saupoudre à nouveau l’argent public

On pourrait penser que l’État éviterait de recourir aux services d’entreprises visées par ce niveau d’enquête judiciaire. Pourtant, le 12 juillet, l’Union des groupements d’achats publics (UGAP), la Centrale nationale d’achat des collectivités territoriales, a signé des contrats d’un montant de 375 millions d’euros avec une quinzaine de cabinets de conseil, dont McKinsey.

Révélations de journalistes Observateur Montre que les promesses du gouvernement sont creuses. Macron avait promis de limiter le coût de recours au cabinet de conseil à 2 millions de dollars par mission. Or, pour ce “gros contrat”, 75 des 375 millions concernaient de simples conseils stratégiques, soit une augmentation de 500% par rapport au dernier contrat signé en 2019.

La pratique privée est à la fois inefficace et coûteuse. Comme l’a expliqué l’adjoint de North Adrien Quatennens, le recours massif à ces entreprises se traduit par un gaspillage massif des deniers publics : “ Les contribuables se font arnaquer trois fois.La première fois, les conseils coûtent des millions parce que ces personnes ne paient pas d’impôts en France, et la troisième fois parce que leurs conseils tendent à réduire la protection sociale “.

La Macronie refuse obstinément d’être transparente

Face à ces maudites révélations, le gouvernement joue à l’autruche. Son engagement envers la transparence est similaire au tabagisme.Lorsque les journalistes de monde Réclamant l’accès aux documents produits par le travail des entreprises privées, l’Elysée et les ministères s’y sont opposés par un silence obstiné, les obligeant à saisir la commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Il est chargé de garantir l’accès des citoyens aux documents publics.

Malgré l’avis affirmatif de la CADA, l’Elysée et les ministères n’ont pas encore communiqué, prétextant que les rédacteurs ont de longues heures (vous connaissez le mot ? Je ne sais pas du tout haha, je nous laisse retenir ndlr : Gommez des mots, des passages, des dessins dans des publications ou des manuscrits à l’encre noire) document.

Macron a tenté de tuer l’affaire McKinsey en refusant la transparence. Cette stratégie efficace à court terme est intenable à long terme. D’autant que les révélations continuent de s’accumuler et pourraient bientôt toucher directement l’Elysée… On sait déjà que l’Elysée a signé six contrats avec des cabinets de conseil. Tôt ou tard, la macroéconomie devra réfléchir à sa gestion des risques des deniers publics.

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