Les croisières sont de plus en plus inacceptables sur la côte méditerranéenne

Début juillet, des militants de Core in Fronte ont empêché pendant environ une heure et demie l’arrivée d’un bateau de croisière dans la baie d’Ajaccio, réclamant une régulation du nombre de croisières et une étude approfondie des impacts environnementaux et sanitaires. Tout cela montre que la Méditerranée est de plus en plus fatiguée d’une industrie jugée trop polluante. “On ne peut que se sentir investi dans une mission de mobilisation quand une anomalie nous touche aussi directement sous nos yeux”, Rémy Yves du collectif “Stop Croisières” a expliqué qu’ils se sont également mobilisés à Ajaccio au début de l’été pour demander aux bateaux de s’arrêter.
Le groupe, qui surveille la qualité de l’air en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, estime qu’un bateau de croisière amarré pendant une heure peut émettre jusqu’à 30 000 voitures roulant à 30 km/h. Le mot “Aberration” est utilisé par les militants pour décrire les “merveilles de la mer” qu’ils bloquent, Royal Caribbean possède : 362 mètres de long, 15 piscines, des simulateurs de surf, des patinoires, des cocktails robotisés…
une activité très épuisante “Il n’a plus besoin d’être dans le monde de demain”, faites confiance à Rémy Yves. Dans le monde d’hier, pas moins de 17 paquebots ont été bloqués à Marseille lors du premier confinement, leurs moteurs bloqués à la surprise des riverains.

Le mécontentement monte et s’organise sur tout le littoral méditerranéen français, comme c’est le cas à Barcelone et aux Baléares en Espagne ou à Venise (Italie), qui a interdit l’an dernier l’usage des grands paquebots dans son centre historique, classé par l’UNESCO. A Nice, des riverains ont rencontré un bateau trop bruyant et polluant pour quitter le port, même à Marseille, en juin.
Dans ce cas, d’éminents élus se sont manifestés. En Corse, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif d’autonomie, admet que, “Cette insatisfaction reflète un vrai problème” Et que “cLes types d’escales du navire pollueur ne s’alignent pas sur l’axe du tourisme durable.”
“En situation de crise avec pollution de l’air et pic de canicule, je ne peux pas rester les bras croisés” Au cours de l’été, il s’est confié au maire de Marseille Benoît Payan (Marseille Printemps, alliance de gauche). Il a lancé une pétition contre la pollution marine en défiant les pays et l’Organisation maritime internationale (OMI), qui a jusqu’à présent été signée par quelque 50 000 personnes dans une ville de plus de 870 000 habitants. Le conseil veut notamment faire pression sur lui pour accélérer le processus de création d’une zone à faibles émissions d’oxydes de soufre dans la région méditerranéenne, préjudiciable à la vie marine, dite “SECA”, prévue pour 2025.

L’électrification, une mauvaise solution ?
“La Méditerranée est le dernier endroit au monde où l’on peut faire n’importe quoi, ça suffit, on n’est pas la poubelle du monde”la tempête Benoît Payan, qui ne comprend pas pourquoi cette disposition a été appliquée en Baltique ou en mer du Nord, mais pas ici.
Du côté de Marseille, un des plus grands ports de France, on s’occupe de tout “jugement de valeur” Nous estimons qu’à “le progrès” et”Des croisières de plus en plus propres, un peu plus jeunes à Marseille (la moyenne d’âge est de 9 ans, contre 14 ailleurs)”. En attendant 2025″, Hervé Martel, président du comité de gestion du port de Marseille Foss, a été cité lors d’une rencontre avec la presse en juillet.
Le taux d’occupation des croisières est estimé à 65% cette saison, mais Alain Mistre, président de la Fédération maritime Marseille Foss (UMF), espère trouver un succès pré-coronavirus jusqu’à ce que près de 2 millions de passagers affluent à Marseille. Pour les anti-croisières, qui ont annoncé fin septembre une mobilisation européenne contre le tourisme de masse, l’économie des croisières est “ridicule” pour les villes et régions où elles font escale.
Certaines autorités locales ont préconisé et financé l’électrification des terminaux, qui sont déjà en place pour alimenter les ferries vers la Corse afin de réduire la consommation de carburant et le smog.
Mais les opposants dénoncent l’absurdité d’avoir besoin de beaucoup de puissance à l’heure où la sobriété énergétique s’impose.

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