Le monde “au bord de la récession mondiale”, selon le FMI – Libération

Mardi 26 juillet, le Fonds monétaire international a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2022 à 3,2 %, tout en citant des perspectives économiques « de plus en plus sombres et incertaines ».

Les prévisions d’activité sur l’économie mondiale se succèdent et, au final, elles se ressemblent toutes. Les perspectives empirent à chaque nouvelle mise à jour. Cette fois, c’est le Fonds monétaire international (FMI) qui les juge. “Ça devient plus sombre et plus incertain” Et révisé à la baisse divers indicateurs. L’agence internationale s’attend à ce que le PIB mondial ne progresse que de 3,2 % cette année. C’est presque le double de celui de 2021 (6,1%). C’était 0,4 point de pourcentage de moins que les prévisions d’il y a trois mois. En termes d’inflation, les économies avancées devraient être à 6,6 % pour l’ensemble de l’année, et les pays émergents et en développement à 9,5 %.

Encore une fois, ce n’est pas le pire scénario.Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du Fonds monétaire international, prend la parole « important ralentissement », n’a pas placé de pari “Scénario de récession mondiale”, Mais ne cache pas ton inquiétude pour les gens “Risque de baisse cumulé”. Parmi eux, la guerre en Ukraine et ses éventuelles nouvelles conséquences, telles que l’interruption des importations de gaz russe vers l’Europe, l’inflation qui va s’enraciner, la lutte contre des flambées de prix coûteuses, le surendettement des pays émergents, l’apparition de la nouvelle pneumonie de la couronne en Chine… …si ces menaces se matérialisent, alors “Le monde pourrait bientôt se retrouver au bord d’une récession mondiale, deux ans seulement après la dernière.”

Les États-Unis accusent la répression

La France ne peut échapper à cette récession. Sa croissance du PIB cette année est de 2,3 % – une prévision qui est conforme à plusieurs autres prévisions mais inférieure à la prévision du gouvernement de 2,5 % et qui retombera à seulement 1 % l’année prochaine. À cet égard, il est également inférieur à la prévision de Bercy de 1,4 % pour 2023, qui est incluse dans le plan de stabilisation, que les exécutifs français s’apprêtent à informer la Commission européenne.

Alors que l’Europe a supporté le poids de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et du resserrement de la politique monétaire, ce n’était pas le seul pays à voir de sombres perspectives. Les États-Unis devraient connaître une croissance de 2,3% cette année, soit 1,4 point de pourcentage de moins que la prévision précédente d’avril, et les États-Unis sont touchés par un ralentissement de la croissance, une baisse des achats d’électricité des ménages et une politique monétaire plus stricte. De plus, la Réserve fédérale s’apprête à relever son taux directeur pour la quatrième fois cette semaine depuis le début de l’année. Le pays s’approche même rapidement de la récession. Le Fonds monétaire international estime que la probabilité que les États-Unis y échappent est faible. Pierre-Olivier Gourinchas pense “De petits risques de choc font basculer l’économie américaine dans la récession”. Quant à la Chine, le PIB ne progressera que de 3,3 % en 2022, soit 1,1 point de pourcentage de moins que les dernières prévisions du FMI.L’explication sera due à “Reconfinement” et “L’aggravation de la crise du logement” Son impact est “Professionnel mondial”.

L’inflation est partout

Une exception notable à cette dégradation générale est la Russie. Alors que le FMI tablait sur une baisse de 8,5 % de son produit intérieur brut cette année en raison des sanctions occidentales, il ne prévoyait qu’une baisse de 6 %.Ceci est notamment dû à “Les exportations de pétrole brut et de produits non énergétiques ont mieux performé que prévu” La demande intérieure a un certain degré de résilience.

L’inflation se propage à l’échelle mondiale parce que « Hausse des prix alimentaires et énergétiques, contraintes d’approvisionnement dans de nombreux secteurs et rééquilibrage de la demande en faveur des services », Le Fonds monétaire international a déclaré.Il progresse aussi parce que “Les pressions sur les coûts des chaînes d’approvisionnement et les pénuries de main-d’œuvre, en particulier dans les pays développés.” Les salaires ne suivent les prix nulle part et le pouvoir d’achat s’effondre partout. Le FMI n’est pas non plus très optimiste quant au moment où l’inflation culminera : “On s’attend généralement à ce que l’inflation soit proche des niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de 2024. Cependant, plusieurs facteurs pourraient faire en sorte que l’inflation poursuive son élan et augmente les attentes à long terme.” Ces facteurs sont à nouveau liés à la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui pourrait accroître l’inflation et amener la banque centrale à relever davantage ses taux directeurs. “Ces chocs, s’ils sont suffisamment graves, conduiront à des récessions, accompagnées d’une inflation élevée et croissante, un phénomène connu sous le nom de stagflation”, Inquiet pour le FMI, mais il a clairement indiqué que ce “Mais ne faisant pas partie de la scène de référence”. Pas sûr que ce soit rassurant.

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