Inflation, récession… “C’est une grande bascule !”

C’est ça. Et voilà : tickets de rationnement, douches froides, prix de l’électricité 12 fois plus cher (12 fois plus cher ! De 85 € à 1 000 € le mégawatt/heure en quelques mois) et inflation en forte baisse par jour. C’est paradoxal et pour le moins décevant pour ceux qui se sont rendus forts pour “effondrer l’économie russe” il y a quelques semaines et n’ont finalement (pour l’instant) réussi qu’à mettre leur pays à genoux.

Et dans ce contexte, le terme officiel « Great Shift » n’a jamais été aussi plausible. Parce que dans la “bascule”, il y a “bas”, et… c’est exactement ce que nous voyons : le pays tombe “de la tête aux pieds” d’une falaise. Impitoyable. Pas de plan ni de perspective de sortie. abîme. Je l’ai assez décrit dans les colonnes précédentes : il ne faut pas confondre inflation avec faible pouvoir d’achat, l’inflation a explosé avec la guerre en Ukraine, quoi qu’il arrive – quelle solution ? Economie française malmenée, faible et désorientée – comment rebondir ? En fait, pour la grande majorité des gens, la situation catastrophique que nous vivons aujourd’hui est entièrement due à des erreurs de jugement auto-infligées, est fatale sur le plan économique et ne se reproduira pas aujourd’hui.

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En pratique, le mécanisme de génération est désormais impossible à arrêter, la question qui doit être posée n’est donc pas de savoir comment s’en débarrasser indemne (hélas, trop tard), mais comment éviter le scénario du pire. Le pire est la stagflation. C’est l’inflation (pas l’hyperinflation) plus la stagnation économique ou même la récession.

Car le “choc pétrolier” que nous avons connu en 1973 (le prix du pétrole “seulement” multiplié par quatre) a marqué la fin définitive de trente jours de gloire et produit le chômage de masse dont nous souffrons encore aujourd’hui, ensuite, Le “nain” du séisme économique .

D’une part parce que les raisons de ce “choc” nous ont été imposées entièrement de l’extérieur (contrairement à aujourd’hui, où le choc vient de choix politiques internes), et d’autre part parce que nous avons des marges de manœuvre (la dette de la France l’est. .. 15 1972 En pourcentage du PIB… maintenant c’est environ… 120 % du PIB, la balance du commerce extérieur en 1972 était excédentaire lorsqu’elle a atteint un déficit record en 2022, et surtout, nous avons pu dévaluer le franc, qui est Les degrés de liberté que nous pensons aliénés à l’euro).

Alors maintenant la situation est que le pilote se retrouve aux commandes d’un véhicule hors de contrôle au col : soit monter sur la barre de sécurité et arrêter la course effrénée, mais la tôle est froissée, soit reculer brutalement de quelques centaines de mètres de la route et souffrent sans pitié La chute fatale dans la falaise : la fameuse grande bascule.

Dans ce cas là, hélas, apparemment, on “perd la pédale” (on se souvient encore de certaines personnes qui ont sauté le pas il y a quelques semaines, expliquant littéralement que notre “forte croissance” effacerait “quel que soit” Abyss Note Costs” (!)… nous a expliqué aujourd’hui qu’il faut s’attendre à des coupures d’énergie et à un rationnement à la mesure des pays du tiers-monde), et il nous reste une pédale à enfoncer : le frein.

Traduit en termes macroéconomiques, cela signifie réduire ou même assécher la mer de liquidités qui est déversée dans des “tout ce qu’il faut” absurdes… Pour cela, il est nécessaire d’augmenter les taux d’intérêt, pas seulement de 0,5%. La théorie du monétarisme de Milton Friedman (Prix Nobel 76) a fait ses preuves maintes et maintes fois dans des circonstances similaires. Il faut avoir le courage et l’esprit clair pour l’appliquer à soi-même au moment opportun.

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Mécaniquement, le pays va entrer en récession, légère mais passagère (on va frapper la barre de sécurité et ne froisser que la tôle) avant de mieux rebondir. Nous connaîtrons certainement une récession, mais nous finirons par nous débarrasser de l’hyperinflation. Nous pouvons à nouveau nous tourner vers l’avenir et espérer reconstruire à terme une économie nationale plus résiliente autour de filières solides, indépendantes et autosuffisantes.

Ne pas freiner maintenant conduira mécaniquement au fait inévitable de devoir endurer des décennies de (forte) inflation (Argentine, Brésil, Turquie, Liban, etc.) Il y a une récession de plusieurs décennies, c’est ce qu’on appelle la stagflation. C’est une spirale catastrophique, un processus malheureux et douloureux pour la grande majorité d’entre nous. Commencez par les plus faibles.

Alors que nous plongeons tête baissée dans l’abîme et la tiers-mondisation, les Américains “montent” sur la lune avec fierté et ressources débauchées. Tout comme les conseillers ne sont pas des payeurs…

Georges Nurdin, économiste, consultant international, essayiste et écrivain (Emerging Multinational Corporations, International Corporate Governance, Le temps des turbulences, Wanamatcha!, La prophétie des pétroglyphes).

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