Des craintes inflationnistes aux craintes de récession

Les marchés ont connu des difficultés en raison des risques de change et des craintes de récession. Ajuster les prévisions de bénéfices de l’entreprise.

Perspectives macroéconomiques – Risque accru de récession L’environnement est en effet difficile pour les investisseurs et les banques centrales, qui doivent encore durcir leur politique monétaire pour contenir une inflation historiquement élevée dans un contexte de ralentissement de la dynamique économique. Il n’est donc pas surprenant que les investisseurs s’inquiètent de plus en plus d’une récession. En fait, l’inflation, toujours plus élevée que prévu, a été exacerbée par la faiblesse des données de production, des dépenses de consommation et des indicateurs avancés.

Aux États-Unis, l’indice manufacturier de la Fed dans toutes les régions est désormais en territoire de contraction, même si le PMI et l’ISM manufacturiers, bien qu’en baisse, restent en territoire d’expansion à 52,7 et 53 points, respectivement. l’ingrédient est entré dans la zone de contraction (49,2 points). L’inflation sous-jacente s’est établie à 6,3 % en glissement annuel, bien au-dessus de l’objectif de la Fed. La combinaison de ces facteurs a suscité des commentaires inhabituellement pessimistes de la part du gouverneur de la banque centrale. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a réaffirmé que le cycle actuel de hausse des taux serait douloureux. Les perspectives économiques de la zone euro sont également sombres en raison de la dépendance énergétique de la Russie et sont confrontées à des facteurs de risque géopolitique immédiats. Pendant ce temps, la BCE est confrontée à un dilemme. En effet, contrairement à la Fed, elle définit simultanément la politique monétaire d’un grand nombre d’économies et doit unir une union monétaire de membres ayant des cotes de crédit différentes, ce qui se traduit par une prime de risque de crédit. C’est notamment pour cette raison que le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a chargé le Conseil des gouverneurs de l’Eurosystème de développer un nouvel outil de prévention de la fragmentation, qui devrait empêcher une forte hausse des charges d’intérêts qui augmenterait l’endettement des pays très endettés. Cela équivaut à un resserrement quantitatif en Europe centrale et à un assouplissement quantitatif dans les pays périphériques.

Obligations – valeur refuge

Les investisseurs ont recentré leur attention sur les risques de récession et se sont éloignés des risques liés à l’inflation, faisant fortement baisser les valeurs refuges traditionnelles telles que les obligations d’État. Dans ce contexte, les taux d’intérêt ont fortement baissé. Le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans était encore de 3,5 % à la mi-juin, mais il est récemment tombé bien en dessous de 3 %. La volatilité des taux d’intérêt est inhabituellement élevée et évidente en Europe, en particulier sur la partie courte de la courbe. En conséquence, le rendement des Bunds allemands à deux ans est tombé à 1,31 %, contre 0,43 % au cours des deux premières semaines de juin et à 0,4 % au cours de la seconde moitié du mois. L’incertitude est évidente et se reflète sur les marchés du crédit, en particulier le secteur obligataire plus risqué. Selon la prime de risque, le taux de défaut mondial des obligations à haut rendement dépasse 20 %. Certes, il s’agit d’un taux inhabituellement élevé par rapport aux normes historiques, mais l’environnement macroéconomique actuel très défavorable et la forte incertitude quant à la trajectoire future de la politique monétaire devraient maintenir la pression à moyen terme.

Actions – Les craintes de récession pèsent sur les marchés

Les investisseurs en actions recentrent également de plus en plus leur attention sur les risques croissants de récession. En conséquence, le secteur des matières premières, qui a été découplé du marché au sens large lors des deux premières corrections des marchés boursiers cette année, a également subi de fortes pressions à la baisse en juin. Par conséquent, la saison des résultats des entreprises du deuxième trimestre, qui commence ces jours-ci, est particulièrement importante. Le défi n’est pas tant d’analyser rétrospectivement les résultats que de se projeter dans les prochains trimestres. À cet égard, de nombreuses entreprises devraient faire preuve de plus de retenue dans leur communication. Aux États-Unis, le scepticisme à l’égard des attentes devrait être largement attribué à un ralentissement de la dynamique économique et à une hausse des taux d’intérêt directeurs au-dessus des niveaux économiquement neutres. Aux États-Unis, la prudence attendue devrait être largement attribuable à un ralentissement de la dynamique économique et à une hausse des taux d’intérêt directeurs au-dessus du niveau neutre de l’économie. En Europe, la dernière inquiétude n’est certes pas là, mais les investisseurs craignent que les pénuries de matières premières et la flambée des prix de l’énergie ne pèsent lourdement sur l’activité économique.

Allocation d’actifs – Le positionnement reste défensif

Nous maintenons des positions défensives dans notre portefeuille multi-actifs face au risque accru de récession. Cela se reflète notamment dans le maintien d’une sous-pondération en actions. Le resserrement des conditions de financement et les éventuelles révisions à la baisse des prévisions de bénéfices des entreprises devraient continuer de peser sur la classe d’actifs au cours des prochains mois. Nous restons également défensifs sur toutes les classes d’actifs. De plus, nous avons profité de la forte hausse des rendements au cours des derniers mois pour augmenter notre allocation aux obligations de haute qualité, éliminant ainsi les sous-pondérations de la classe d’actifs. Nous avons également considérablement réduit le risque de crédit. Nous continuons de surpondérer les placements alternatifs. Leurs rendements sont moins corrélés à ceux des classes d’actifs traditionnelles, ce qui contribue à diversifier les portefeuilles, en particulier dans cet environnement d’investissement très incertain. Nous continuons également d’augmenter nos avoirs en or. Le métal précieux a en effet été affecté par la hausse des taux d’intérêt réels récemment, mais s’est avéré très solide dans l’environnement de risque actuel.

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