Comment optimiser votre budget marketing

Christian Quenneville, président de M&H Video Production Agency (Autorisation)

14 septembre 2022

La plupart des entreprises (95 %, selon le baromètre des affaires internationales de Sapio Research) s’inquiètent d’une éventuelle récession. Historiquement, les entreprises ont eu tendance à réduire leurs budgets marketing pour les dépanner. Plutôt que de “fermer” bêtement le robinet, Christian Quenneville, président de l’agence de production vidéo de M&H, invite les marques à réfléchir à la manière de “gérer” leurs dollars marketing. interview.

Après avoir traversé trois récessions dans le passé, le président de M&H ne se fait aucune illusion sur la manière dont l’entreprise réagira à la récession à venir : leur réponse est de vouloir réduire unilatéralement l’enveloppe marketing dans le monde.

Christian Quenneville met en garde, même si plusieurs études démontrent que ce n’est pas la meilleure pratique. Chez M&H, nous pensons qu’il faut repenser la gestion des frais publicitaires. Les entreprises cherchant à économiser de l’argent, cette refonte peut entraîner des gains d’efficacité importants qui ne peuvent être négligés ! »

Le président de M&H a cité une étude McKinsey déclarant qu’une meilleure gestion des dépenses marketing pourrait “libérer jusqu’à 20% du budget”.

Trio “Marque-agence de pub-société de production”

Pour récolter de tels avantages, les marques doivent apprendre à tirer parti des forces et de l’expertise de chaque partie prenante de la chaîne d’approvisionnement marketing, explique Christian Quenneville.

Les annonceurs, les agences de publicité et les sociétés de production ont des expertises différentes. Selon lui, si l’on prend la gestion des médias sociaux comme exemple, la gestion interne peut être pertinente car elle nécessite une réaction en temps réel et une proximité avec les clients. »

Au contraire, le déploiement d’une stratégie marketing nécessite plus de recul pour la marque. Ensuite, l’agence peut intervenir. Les boîtiers de production sont utilisés exclusivement pour les activités de déploiement. Par conséquent, elle est très compétente dans le “processus”.

Les producteurs disent que nous sommes particulièrement doués pour prendre du contenu et l’adapter à de multiples supports. Les clips de contenu vidéo sont généralement considérés comme un format commercial de 30 secondes à la télévision. Eh bien, nous pouvons éditer la même vidéo en 38 morceaux différents, allant de 3 secondes à des morceaux plus longs. »

Dans la vision de Christian Quenneville, les marques voudront s’éloigner d’un modèle « all-in » ou « all-out » et profiter plutôt de leurs partenaires marketing, y compris les agences et les maisons de production. Cela permettra aux entreprises de maximiser les investissements marketing qu’elles ont convenu de faire au cours de l’année à venir.

Intégration technologique

En marketing, un poste de dépense majeur aujourd’hui est la technologie. Pourtant, Christian Quenneville estime que les outils marketing sont largement “sous-utilisés”. Voici ses observations alors qu’il s’assoit avec des annonceurs et des agences pour observer leur processus de production.

Nos clients disposent de suites Adobe complètes comprenant des boutiques e-commerce, DAM (gestionnaire d’actifs numériques), les gestionnaires de campagne et les outils de gestion de programme… mais ils continuent de communiquer avec leurs agences via des plateformes telles que les e-mails et SLACK. »

Le président de M&H a noté que les chefs de projet comme Adobe Workfront peuvent éditer et soumettre du contenu pour approbation en temps réel dans la même interface.

En intégrant mieux les technologies déjà acquises, les annonceurs peuvent augmenter significativement la vitesse d’exécution. Si nous produisons plus d’œuvres avec le même nombre de personnes en même temps, tout le monde y gagne. »

Mesure de l’efficacité du contenu

Enfin, le président de M&H a proposé une troisième piste de réflexion sur la valeur du contenu produit.

Au cours des 25 dernières années, nous avons assisté à une prolifération de canaux. Aujourd’hui, le contenu doit être généré en temps réel, en tenant compte du contexte du client. Cela conduit à un contenu exponentiel. »

Il insiste sur le fait que les entreprises doivent tenir compte de “l’efficacité” du contenu qu’elles produisent. En mesurant le ROI de leur contenu marketing, certaines entreprises se rendront compte qu’elles sous-investissent en production par rapport à leur investissement média. ou vice versa.

Actuellement, peu d’annonceurs canadiens contrôlent le coût de leur contenu. Je ne suis pas le seul à le dire. Certains dans l’industrie pensent que ce sera le principal défi des prochaines années. On va assister à une course à la mesure de l’efficacité des contenus. C’est une conversation qui deviendra plus fréquente. »

Voilà des pistes prometteuses pour réfléchir à l’avenir de l’industrie du marketing… récession ou pas !


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