Annulé samedi, le lancement d’une fusée de la NASA vers la Lune ne sera pas réessayé de sitôt – 04/09/2022 à 03:45


La fusée SLS de la NASA sur la rampe de lancement après un lancement annulé au Kennedy Space Center en Floride le 3 septembre 2022 (AFP/CANDAN KHANNA)

La nouvelle fusée géante de la NASA n’a pas pu repartir début septembre après une annulation de dernière minute samedi pour la deuxième fois en une semaine, un revers qui a retardé le lancement effectif du programme américain. Retourne sur la lune, Artemis.

“C’est un tout nouveau véhicule, une nouvelle technologie, un tout nouvel objectif – retourner sur la Lune pour se préparer à un voyage sur Mars – oui, ça va être difficile”, a déclaré lors d’une conférence de presse le patron Bill Nelson de la NASA.

Le décollage de la première mission de test Artemis 1, sans astronaute à bord, était prévu samedi à 14h17 heure locale (Greenwich) après l’échec de la première tentative en raison de problèmes techniques lundi 18h17 GMT) depuis le Kennedy Space Center, Floride.

Une représentation de la capsule Orion de la NASA, qui enverra des astronautes sur la Lune et sur Terre dans le cadre du programme américain Artemis (AFP/)

Une représentation de la capsule Orion de la NASA, qui enverra des astronautes sur la Lune et sur Terre dans le cadre du programme américain Artemis (AFP/)

Mais l’équipe de la NASA n’a pas été en mesure de résoudre la fuite de carburant qui a commencé tôt le matin, lors de l’opération de remplissage des réservoirs de carburant de la fusée. Mike Sarafin, qui supervise la mission de la NASA, a décrit la fuite d’hydrogène liquide ultra-froid comme “importante”.

Le “suspect principal”, a-t-il expliqué, était un “sceau” qui entoure une partie reliant le tube qui alimente la fusée – qui est conçue pour se rompre très rapidement lorsque la fusée est lancée. Pars.

L’équipe a pensé qu’il faudrait remplacer ce joint, soit directement sur la rampe de lancement, soit en ramenant la fusée au bâtiment d’assemblage à quelques kilomètres de là.

Ainsi, en raison de la position de la Terre et de la Lune, les travaux ne peuvent plus décoller mardi (fin de la période de lancement possible actuelle).

– peut-être quelques semaines de retard –

Autre problème : le système d’autodestruction d’urgence de la fusée, conçu pour exploser en cas de déviation de trajectoire après le décollage, doit être retesté a priori, et ne peut être testé que dans le bâtiment de montage.

Cependant, faire entrer et sortir la fusée prendra “des semaines”, a déclaré Mike Sarafin.

Le prochain lancement possible est du 19 septembre au 4 octobre, puis du 17 au 31 octobre.

M. Sarafin a estimé qu’il était “prématuré” d’exclure complètement la fin septembre et a promis un rapport d’étape la semaine prochaine.

La coordination du calendrier début octobre sera compliquée par le fait que les astronautes de la Station spatiale internationale doivent décoller du Kennedy Space Center en même temps, a déclaré la NASA.

Reste que les dizaines de milliers de spectateurs attendus au décollage depuis la côte samedi devront patienter pour voir le spectacle.

La fusée SLS orange et blanche, qui n’a jamais volé auparavant, est devenue la fusée la plus puissante au monde après plus d’une décennie de recherche et développement.

Cinquante ans après la dernière mission Apollo, Artemis 1 devrait être en mesure de vérifier si la capsule Orion au sommet de la fusée peut transporter en toute sécurité des astronautes sur la Lune à l’avenir.

La nouvelle fusée SLS de la NASA, avec sa capsule Orion sans pilote à bord, décolle pour la mission Artemis 1 le 2 septembre 2022 (NASA/Bill INGALLS)

La nouvelle fusée SLS de la NASA, avec sa capsule Orion sans pilote à bord, décolle pour la mission Artemis 1 le 2 septembre 2022 (NASA/Bill INGALLS)

Pour la première mission, Orion s’aventurera à 64 000 kilomètres derrière la Lune, plus loin que tout autre vaisseau spatial habitable à ce jour.

L’objectif principal était de tester son bouclier thermique, le plus grand jamais conçu. Lors de son retour dans l’atmosphère terrestre, elle doit supporter une vitesse de 40 000 km/h et la moitié de la température de la surface du soleil.

Au total, le navire a dû parcourir environ 2,1 millions de kilomètres pour atterrir dans l’océan Pacifique.

– Atterrissage sur la Lune en 2025 –

Principaux aspects du programme américain Artemis (AFP / )

Principaux aspects du programme américain Artemis (AFP / )

Selon un audit public, le succès complet de la mission sera un soulagement pour la NASA, qui comptait sur le premier lancement de SLS en 2017 pour dépenser plus de 90 milliards de dollars sur son programme de nouvelle lune d’ici fin 2025. .

Le nom Artemis a été choisi d’après la sœur jumelle du dieu grec Apollo – faisant écho au programme Apollo, qui n’a envoyé que des blancs sur la surface lunaire entre 1969 et 1972.

Cette fois, la NASA espère avoir la première personne de couleur et la première femme à marcher sur la lune.

La prochaine mission, Artemis 2, enverra des astronautes sur la Lune en 2024, mais n’y atterrira pas. Cet honneur reviendra à l’équipage d’Artemis 3 dès 2025. La NASA espère alors lancer des missions une fois par an environ.

Il s’agira alors de construire des stations spatiales, des passerelles baptisées, et des bases sur la surface lunaire en orbite lunaire.

Là, la NASA veut tester la technologie nécessaire pour envoyer les premiers humains dans les deux sens sur Mars. Ces voyages se poursuivront pendant plusieurs années, peut-être à la fin des années 2030.

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