Acquisitions potentielles en 2023 | TFI entend capitaliser sur la récession

(Montréal) Son président et chef de la direction, Alain Bédard, croit que les turbulences du marché et de l’économie pourraient mener à une cible attrayante de rachat du spécialiste du fret TFI International.

Mise à jour du 29 juillet

Stephen Rowland
Médias canadiens

Le spectre d’une récession semble être plus une opportunité qu’une inquiétude pour le grand patron de l’entreprise montréalaise, alors qu’il a répondu aux questions des analystes financiers lors d’une conférence téléphonique pour discuter des résultats du deuxième trimestre.

“Si une récession frappe, j’aime les fusions et acquisitions car elles ajustent les valorisations [des actions] Il a souligné que dans le contexte de la récession économique. La plupart des entreprises de camionnage perdent 10% à 20% depuis avril [en Bourse] Parce que les gens pensent que nous sommes en récession. »

M. Bédard a déclaré qu’il était “impossible” de conclure une acquisition majeure cette année, mais la porte était certainement ouverte pour 2023. “Je pense que 2023 est le bon moment pour nous.” Nos objectifs sont toujours intéressants. Voyons à quoi ressemblera 2022, et nous serons prêts pour de grosses acquisitions. »

La dernière acquisition majeure de TFI remonte à 2021. Il s’agissait de l’ancienne division de United Parcel Service (UPS), rebaptisée TForce Freight, acquise pour 800 millions de dollars. M. Bédard a noté que la productivité s’est améliorée depuis l’acquisition, mais « qu’il y a encore beaucoup de travail à faire », notamment pour améliorer la mobilité et renouveler la flotte.

Dans le même temps, TFI espère racheter davantage de ses propres actions. En règle générale, une entreprise rachète ses actions lorsqu’elle estime que le titre est sous-évalué et qu’elle estime qu’il s’agit de la meilleure utilisation du capital par rapport à l’investissement, l’acquisition ou l’augmentation des dividendes. En réduisant le nombre d’actions en circulation, les bénéfices sont répartis entre les actions réduites.

“Nous pensons que nos actions sont toujours abordables”, a déclaré le chef. Si nous traversons une récession, peut-être pas plus de six mois, mais si vous regardez les cinq prochaines années, à long terme. »

TFI a été autorisé à racheter 7 millions d’actions jusqu’au 1Euh Novembre. Au 30 juin, il avait racheté 4,4 millions de dollars. La société demandera au TSX d’augmenter le maximum autorisé de 7 millions à 8,8 millions.

pas encore en récession

Malgré les difficultés économiques, les affaires de l’entreprise continuent de bien se porter.

Beaucoup de gens parlent d’une contraction ou d’une récession dans l’industrie du camionnage, mais quand je regarde ça, même en juillet, nous sommes tous dedans.

Alain Bédard, président et chef de la direction de TFI International

Il a dit que l’économie canadienne se porte bien, d’autant plus que les prix élevés du pétrole ont soutenu les économies des provinces de l’Ouest. “Nous savons que cette tempête viendra un jour. Si une récession est imminente, nous sommes prêts.”

Les résultats surviennent alors que le risque d’une récession due à la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt suscite des inquiétudes dans de nombreux secteurs. Jeudi, le gouvernement américain a révélé que le produit intérieur brut (PIB) américain avait chuté au deuxième trimestre, la deuxième baisse consécutive.

Les données ont déclenché un débat sur l’état de l’économie américaine. Deux trimestres consécutifs de baisse suggèrent une récession, mais les indicateurs de l’emploi ne signalent pas une période de contraction économique.

Les résultats ont dépassé les attentes

L’exécutif a fait ces commentaires après que les bénéfices aient dépassé les attentes des analystes, la demande restant forte.

Le bénéfice net de la société s’est élevé à 276,8 millions de dollars, contre 411,8 millions de dollars l’an dernier, mais il comprenait un gain de 283,6 millions de dollars lié aux acquisitions. De leur côté, les revenus ont augmenté de 32% à 2,42 milliards de dollars.

Le bénéfice dilué ajusté par action a atteint 2,61 $, en hausse de 76 % par rapport à 1,44 $ un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient à un bénéfice de 1,69 $ par action, selon les données de Refinitiv.

Benoit Poirier, analyste chez Desjardins Marchés des capitaux, a qualifié le résultat « d’impressionnant ». “Nous recommandons aux investisseurs de revoir le titre et de l’acheter, surtout compte tenu de ce que nous pensons être une sous-performance infondée.”

L’action a clôturé en hausse de 6,58 $, ou 5,42 %, à 127,90 $ à la Bourse de Toronto.

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